MAI 2016

SÈTE #16

PAULA LÓPEZ DROGUETT, CRISTÓBAL OLIVARES, TOMÁS QUIROGA, NICOLAS WORMULL

SÈTE #16

Texte : CHRISTIAN CAUJOLLE
Editeurs : CéTàVOIR, LE BEC EN L’AIR ÉDITIONS, FIFV Ediciones
Collection : ImageSingulières
Sortie : Mai 2016
Tirage : 20 x 24cm
Français – English – Espagnol
ISBN : 978-2-36744-095-8

25 € + 10 € de frais de port

Cette année, ils s’y sont mis à quatre pour explorer une ville totalement inconnue d’eux.
Quatre qui, au final, ne font qu’un puisqu’ils ont décidé de mêler, sans les signer individuellement, leurs images et de les combiner avec d’autres, trouvées sur place, plus anciennes, qui les ont attirés au même titre qu’un visage ici, un éclat solaire plus loin, des ombres ici ou là, des couleurs parfois. Si les quatre ont en commun d’être chiliens et de pratiquer la photographie, leurs grammaires sont bien différentes et c’est du montage de leurs regards que naît, pour la première fois depuis que nous pratiquons l’exercice annuel de cette carte blanche une ville aussi problématique. Nous avons chaque année pu constater que chacun des auteurs, finalement, trouvait dans sa confrontation à Sète l’occasion de confirmer et de développer – souvent en prenant des risques – ce qui fonde ses choix photographiques. Ville prétexte dont ils ont révélé des personnages, dont ils ont renouvelé les perspectives, dont ils ont souligné la complexité, dont ils ont également réinventé une identité qui s’affirme en dialogue avec ce qu’ils sont, eux, profondément. Sète territoire pour un exercice, espace de développement et d’affirmation de points de vue singuliers… »

Cette photographie, si loin des mises en scène convoquant des dispositifs – et des moyens – plus proches du cinéma que d’une tradition photographique se fait aujourd’hui de plus en plus rare, elle n’est plus guère en accord, semble-t-il, avec une demande, voire une exigence de spectaculaire qui s’affirme dans tous les domaines. Pourtant cette attitude renvoie à des fondamentaux de la photographie, à une attitude sans arrogance par rapport au réel, à une forme d’humilité de la part de ceux qui savent que, pour que l’image soit possible, il a fallu que dans le monde qu’ils expérimentent et traversent existent, avant tout déclenchement, des éléments, des objets, des formes, des gens et des lumières. André Kertész disait : « Je photographie des petits rien ». Anne Rearick, aujourd’hui, me fait penser à lui. Et c’est beaucoup.»Clémentine Schneidermann a donc parcouru Sète et les communes voisines par temps de soleil, mais n’a pas insisté sur la chaleur. Elle a préféré rester en demi-teinte, à tous points de vue, ce qui lui permet d’offrir une souplesse de vision confortable. Elle ne décrit pas mais nous entraîne dans des espaces ocres dont les angles jamais trop brutaux attendent calmement des passants ou accueillent, parce qu’ils se font décor, des personnages. […]

- Christian Caujolle

ÉDITION DE TÊTE

WORMULL - FRED

160 € + 10 € de frais de port

Livre limité et signé,
accompagné d’un tirage 21 x 29 cm signé et numéroté.