29 MAI > 16 JUIN 2019

LE RÉSERVOIR, SÈTE

JOHN TROTTER

NO AGUA NO VIDA

© John Trotter / MAPS
© John Trotter / MAPS

Depuis 2018, le festival ImageSingulières, le journal d’information Mediapart et l’ETPA, s’engagent autour de deux prix : le « Grand prix ISEM » (doté de 8000€, et ouvert aux photographes du monde entier) et le « Prix ISEM jeune photographe » (doté de 2000€ et ouvert aux moins de 26 ans résidant sur le sol français). Tout deux récompensent des travaux photographiques documentaires en cours.

John Trotter – Lauréat Grand Prix ISEM 2018

« Depuis 2001, je photographie les conséquences des transformations considérables que l’être humain inflige au fleuve Colorado dans le sud-ouest des États-Unis et le nord-ouest du Mexique. En raison de ces changements, le Colorado ne rejoint plus la mer de Cortés entre la péninsule de Basse-Californie et le Mexique. Le gouvernement américain et l’industrie au nord de la frontière ont divisé, en 1922, son débit annuel entre sept États des États-Unis et le Mexique. Ils ont construit un vaste réseau de barrages, immobilisant une grande partie du courant du fleuve.

Mon projet est une exploration de la façon dont beaucoup d’Américains sont déconnectés de l’origine de leur eau, l’une des rares choses au monde sans lesquelles nous ne pouvons survivre.

Avec une telle situation, exacerbée par le changement climatique, il devient inévitable que nous payions un jour le prix d’une telle arrogance. Le degré de sacrifice étant encore plus ou moins négociable. Les modes de vie traditionnels et les excès du style de vie “moderne” devront être reconsidérés face à la catastrophe imminente. Je photographie la terre, les gens et leur civilisation au bord de l’effondrement. »

- John Trotter

Une exposition présentée au festival ImageSingulières 2019 dans le cadre du Prix ISEM

LE PHOTOGRAPHE > JOHN TROTTER

John Trotter, 58 ans, a travaillé en tant que photojournaliste de presse pendant 14 ans, aux États-Unis et à l’international, jusqu’au 24 mars 1997, date à laquelle il a presque été assassiné par une demi-douzaine de jeunes hommes, alors qu’il était en mission pour le Sacramento Bee. Les photographies qu’il a prises pendant sa longue convalescence après son traumatisme crânien ont donné naissance à un livre, “The Burden Of Memory” (Le fardeau de la mémoire).

En 2001, John Trotter commence à prendre des photographies à Mexico pour son projet “No Agua, No Vida” à propos de l’altération du fleuve du Colorado par l’humain. Il a photographié la rivière sur ses 1400 miles de long, depuis ses sources dans les montagnes rocheuses jusqu’aux vestiges desséchés de son delta surplombant le golfe de Californie. John Trotter vit à New York depuis les années 2000 et, en 2017, il devient l’un des membres fondateurs de l’agence MAPS.

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